mercredi 23 août 2017

Soirée poésie au Lazaret de Sète

 
Soirée poésie sous les pins au Lazaret de Sète
 
Le 17 août 2017
 
 
 
 
L'Arbre à papillons
 

Par cette canicule où s’abattent les eaux,
Au soir, quand s’apaisent les diurnes éléments,
Voletant autour des buddleias palpitants,
Les papillons roux semblent de petits oiseaux.
La vanessa, telle une Atlante évanescente,
Se pose en son parfum avant qu’il ne la sente.
L’eau et le feu se battent, flux vaporisants.
 
 
Tragédie ophidienne
 
Clair de lune où murmure la nuit passionnée,
Les Faunes anciens, enfants du Dieu Etranger,
S’ébattent dans la brume. O fête dissipée,
Par le grand soleil dont la cymbale a tonné !
Finies, les joies de l’obscurité parfumée,
Le règne du Serpent de sagesse a sonné.
 
 
                                       Joël Gissy
 
  

dimanche 23 juillet 2017

Les Coquecigrues


Vient de paraître :
 
Les Coquecigrues, recueil de poésie
 
Après Guenizah, le livre des poèmes interdits, les Coquecigrues déploient leurs ailes végétales vers les mondes parallèles de contrées symboliques. Le huitième recueil de la série explore simultanément Egypte ancienne et réminiscences druidiques, temples sumériens et souterrains oniriques, astronomie mythique et géométrie sacrée.
 
 
 
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samedi 24 juin 2017

Les Pierres suspendues

 
A paraître bientôt, le huitième recueil de la série : "Les Coquecigrues".
Extrait :
 
Les Pierres suspendues
 
Le cœur du Sphinx, aux axes de la Pyramide,
Fixe un regard où la précession coïncide.
Des Anciens la géométrie sait leurs refuges,
Cadran astronomique aux quatre dans l’abside,
A têtes d’animaux, éléments ignifuges.
Gizeh gire au Lion, horloge des Déluges.
 
                               Joël Gissy 

 
 
 
 

dimanche 21 mai 2017

Sal(l) "Ute"


Inauguration de la salle des arts de Rammersmatt, le 20 mai 2017 (ancienne mairie).

Grand merci à Ute Marina Delatorre-Ullrich et bon anniversaire !



 
Lectures de poésie et piano avec Walter Knaus
 
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Au-delà de la Conscience
 
Le prophète inuit, dès qu’il passa sept ans,
Angekok, cessa de voir les monstres ramper
Sous la verrière où vague il aimait à tremper
Son regard parmi les flots bleus. Et ses parents,
 
D’un transport inouï, enfin manifestèrent
Par des danses, l’ivresse et la félicité.
Alors, l’enfant leur dit avec facilité
-Les chamanes anciens longtemps le racontèrent-
 
Les merveilles cachées des mondes engloutis.
Il était des grottes gelées sous la banquise
Et des palais de glace emplis de cliquetis
 
Qu’une lueur vivante en clapotant irise.
Et ses paupières se fermèrent à jamais :
Aveugle et tâtonnant, il alla désormais.
 
 
Fantaisie nocturne
 
Au moment de la nuit où la sylve a des yeux,
Or qu’à l’épuisement s’enrhument les babils
Des courlis ainsi que des sylphes silencieux,
Quand les saules pleureurs écument de leurs cils
 
La vase du marais qui s’endort et pétune
Un nuage estompé par le flambant reflet
Des feux follets mêlés aux rayons de la lune,
Mon souffle est prêt de s’éteindre et mon cœur se tait
 
Comme pour vibrer au chant des chouettes chevêches.
Alors, des constellations d’ondines revêches
Embrasent leurs auras de sinople éclatant
 
Dont la chandelle ubuesque expire en grésillant
Tel un prisme ardent à chaque fois que la brise
Tourne la feuille argent des aulnes qu’elle irise.
 
 
Autophagie lémurienne
 
Dont le nœud amoureux dont l’accord tu se pend,
Comme un cobra sans dents au panier rappelé,
Caprine mutation régressive au serpent,
Se redresse sur son ongle un hominidé
Dont à ses membres noueux grimpe la toison
D’une engeance nocturne, d’un obscur tréfond
Du ciel émergée, antérieure au Poisson.
Marina telle anglaisant son grison chat-pard,
Grand dogue chatoyant, d’anubien avatar,
Qui de son iris fendu guette comme un sphinx
Ou, rentrant au terrier, m’y trouvant un vieux lynx !
D’un faux regard, Cypris déplie le trompe-l’œil
Dont trébuche au pavé l’arche comme un écueil
Des lagons rupestres d’un Enfer de Bruegel.
Et, prisonniers des glaces, les esprits au seuil
Revivant effleurent l’éther membraneux, tel
Un dragon de cristal s’animant au dégel.
 
 
                                          Joël Gissy 

 

mercredi 26 avril 2017

L’Antre du Lynx

 
L’Antre du Lynx
 
  “Du hast dich gewiss auf den Rücken gelegt”   Novalis
 
Sous un chêne ancien dont les racines affleurent
Au plafond du boyau par où il faut ramper
Couché sur le dos, posture au rituel danger,
S’ouvre une grotte dont les stalactites pleurent.
C’est au fin fond d’une sylve crépusculaire
En laquelle souvent je m’aventure, un soir
Parmi les murmures obscurs qui feraient couard
Planant de Wotan la légende millénaire.
 
Joël Gissy 
 
 
 
 
  

jeudi 6 avril 2017

Al Azif

 
 
Al Azif
 
Entendez-vous parfois, dans votre téléphone,
Le crissement d’une phalène assourdissante,
Qui solennel et grave ainsi qu’un glas résonne ?
Et semble, horreur ! murmurer de sa bouche absente :
 
« Il est temps de souffrir, afin d’évoluer.»
Or, la cigale immonde en bourdonnant se meut
Entre les flux de l’insondable éternité
Que perce au fond du néant son regard de feu.
 
                                           Joël Gissy

 
Extrait du recueil Noctifer, Le porteur de nuit :